Baden Powell

Rester immobile ne sert à rien. Il faut choisir entre progresser ou régresser. Allons donc de l'avant et le sourire aux lèvres !

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Jeudi 19 novembre 2009

 


Clotilde (mardi 28/07/09 à 17h15 dans la voiture)

Parties depuis la rue de la Ravinelle où elles s’étaient données rendez-vous pour embarquer dans deux voitures conduites par de généreuses mamans, les guides aînées sont en route vers l’aéroport de Strasbourg. Si les retrouvailles après les camps vont bon train, le soleil dans la voiture nous habitue doucement à la chaleur qui nous attend dans la Terre Promise… depuis un an ou plus pour nous. Voici apparaître la flèche de la cathédrale de Strasbourg, puis le panneau, l’aéroport n’est pas loin.

 


Claire (mardi 28/07/09 à 23h26, aéroport de Prague)

Il m’est totalement impossible de dormir. Le lieu n’a pas d’âme. Trop de lumière, trop de bruit. Je ne rêve que d’une chose, pouvoir sortir dehors, admirer le ciel, respirer l’air pur de la nuit… Et je ne suis que là, sur ce fauteuil de ferraille, désagréable. Le lieu n’a pas d’âme. Dehors il y a des avions qui partent vers tous les points de la planète, et moi je suis enfermée ici, en cage. J’aimerais tant être dehors, découvrir ce pays, les hommes qui l’habitent. Ce lieu n’a pas d’âme.

Demain…

Demain est encore un rêve, et c’est ce rêve que j’aimerais coucher sur les feuilles de ce carnet.

Demain, je serai en Terre Sainte, sur cette même terre qu’a foulé le Christ mon Dieu il y a 2000 ans, brûlée par le même soleil, éblouie par les mêmes paysages. Je crois qu’en fait je ne réalise pas ce que cela signifie…

Un jour, j’ai décidé de faire de mes rêves des réalités.

Mon Dieu, demain… Demain, le rêve prendra vie.

Sur cette Terre qui fut la Vôtre… je ne veux pas poser entre ces lignes toutes mes prières. Mon Dieu, Vous connaissez mon cœur mieux que moi-même, et Vous savez le combler mieux que personne.

C’est sur cette certitude que je vais partir aux pays des songes, du moins… essayer !!

En espérant que mes sœurs guides y arriveront mieux que moi !

 


Clotilde (mercredi 29/07/09 à 21h, couvent des bénédictine du Mont Sion)

Première panique ! ce matin, à l’aéroport, M. l’abbé, Tiphaine et Sophie sont sortis avant 6h du terminal 1 et se sont trouvés dans l’impossibilité d’y revenir, l’avion partant du terminal 2. Pendant plus d’une heure nous les avons attendus à l’embarquement… et eux ailleurs. Enfin, à force d’aller et retours, d’essais d’annonce passée et de tentatives d’appels téléphoniques, ils nous ont rejoints in extremis, 10 min avant le début d’embarquement. Nous avions déjà réparti le sac de l’abbé dans les nôtres pour pouvoir passer les contrôles sans difficultés.

Dans la salle d’attente, nous avons découvert beaucoup de juifs prenant l’avion vers Tel Aviv (plutôt logique me diriez-vous) en même temps que nous. Je n’avais jamais vu accomplir les prières juives : la loi sur leur front et leur ceignant les bras, les kipas, les voiles de prière, les livrets en hébreux, les petites inclinaisons rythmées… nous sentions déjà le dépaysement et l’attrait de l’exotisme de la Terre Sainte en même temps qu’une curiosité avide et un respect intrigué de toutes ces pratiques qui sont écrites quelque part, très loin dans la mémoire de nos ancêtres dans la foi.

Je vous passe tous les petits potins concernant les papillotes bien enroulées (bigoudi ou pas ?) les couleurs des costumes, l’attitude des femmes… et M. l’abbé, assailli de question doit avouer, confus qu’il ne sait pas tout : « ce n’est pas ma religion »… Oh ! et Jésus alors, qu’était-il ? Bon, bon.

Un sherut, deux sherut, trois sherut… le choix ne manque pas, les clients non plus. Mais avec notre anglais pitoyable, les chauffeurs qui s’arrachent les clients, et la police qui veille à ce que les éminents juifs empapillotés aient les premières places, nous réussissons à embarquer dans deux taxis différents ! Tout cela pour se retrouver tant bien que mal à une porte de la vieille ville : Porte de Jaffa. On ne peut aller plus loin ! Nous comprendrons vite que nous nous sommes trompés dans nos explications et que le couvent qui nous attend est à l’autre bout de la vieille ville, quartier musulman où le taxi, juif, ne peut nous emmener.

Tant pis ! Sac au dos et sac au ventre, tagada, tagada, à travers la vieille ville et ses souks voutés, ruelles en escaliers, puis escaliers tout cours. Nous passons rapidement à l’assaut du Mont des Oliviers.

Pause à 15h (locale, il y a une heure de différence avec la France) pour le repas de midi, à l’ombre de l’Eglise de Gethsémani. Pause au Dominus Flévit, lieu où le Christ s’est lamenté sur Jérusalem. Vue magnifique de la ville et de ses remparts. Topo de l’abbé sur l’histoire de la ville sainte, la cité de Sion. Puis enfin, l’arrivée chez les bénédictines du Mont Sion (habitant le Mont des Oliviers).

 

 

Noémie (jeudi 30/07/09 à 11h30, jardin des oliviers)

Le Christ a souffert pour nous, pour nous sauver.

Il a souffert

Nous ne savons pas ce que cela signifie. Nous ne connaissons ni ses douleurs morales, ni ses douleurs physiques.

Il a souffert

Nous ne soupçonnons même pas ce que furent ses calvaires secrets et intimes avant LE calvaire.

Il a souffert

Le dire c’est redire inlassablement « AVE MARIA ». En le disant toujours on ne le respectera jamais assez.

Il a souffert

Et on rajoute, tout confus, pour moi qui n’en vaut pas la peine.

Passus est. Il a souffert

Et maintenant presque plus personne pour apprécier la liberté qu’Il a mise sur terre, l’Amour qu’Il donne et redonne inlassablement.

Il a souffert : seul, vraiment très seul. La solitude, voilà peut-être Sa plus grande peine.

A nous, pécheurs, aujourd’hui, mais aussi pour le reste de notre vie d’accompagner Notre Seigneur ;

Il a souffert AVE MARIA



Blandine (vendredi 31/07/09 à la sieste, près de la Porte des Lions à Jérusalem)

Complétons la journée d’hier :

Après avoir longuement cherché, nous trouvons enfin le lieu de l’ascension. Sur place il ne reste qu’une petite chapelle ronde qui, au vu des oiseaux qui y trouvent refuge, ressemblerait plus à un pigeonnier. A cet endroit, s’élevait jadis la plus grande église, depuis démolie par les mahométans qui ensuite ont encerclé cet emplacement saint d’une mosquée.

Un trou dans le dallage, indique, d’après la tradition, d’où le Christ est monté aux Cieux. Quelle proximité avec cet évènement ! Que nous nous sentons petits en voyant ces quelques pavés, dans toute la simplicité que les lieux inspirent, qui nous rappelle la divinité de Notre Seigneur !

Lorsque M. l’abbé nous a lu le passage de l’évangile relatant ces évènements, nous méditons une dizaine de notre chapelet sur le mystère qui se déroula ici.

Ensuite nos voix se sont élevées pour louer la grandeur de Dieu à travers la Vierge.

Nous repérons notre route en direction de l’église du Pater. Une fois sur place, quelle n’est pas notre surprise de constater que la dite église est propriété de l’état français ! D’église en réalité, il n’y a que les fondations : accolée à un carmel, elle n’a jamais été finie. Sur tous les murs, de grandes céramiques s’étalent. Sur chacune d’elle, dans toutes les langues possibles et imaginables (souvent surprenantes comme le provençal, le corse ou le breton, pour beaucoup imprononçable tel le polonais…), est écrit le Pater Noster. C’est en effet là que Jésus enseigna à ses disciples à prier et leur offrit, ainsi qu’à nous, la plus parfaite des prières.

Apprendre à prier, tout un programme ! Programme qu’une vie ne suffit pas à remplir !

(Reprise samedi 1/08/09 avant 7h, couvent des bénédictines)

Une fois rentrées au bercail, après la douche, la lessive et le service (mise en sachet de lavande), topo de M. l’abbé sur la messe et la vie de prière ; ce qui complète à merveille nos réflexions nées lors de la visite de l’église du Pater et vient à point nommé puisque nous sortons de la Messe !

A suivi le repas – en silence jusqu’au dessert, avec lecture du carnet de voyage en Terre Sainte d’Egérie lors de la semaine sainte. Un petit peu de chant après la vaisselle autour d’une tisane puis direction la chapelle pour finir la journée par les complies avec les religieuses. Cependant, point de sœurs mais des étudiants français qui finissent leur pèlerinage par une adoration. Faisant demi-tour, nous rencontrons un autre groupe d’étudiants du même voyage, qui se joignent à nous pour les complies – et quelle n’est pas notre surprise de retrouver parmi eux un ex-nancéien !

Ainsi s’acheva notre premier jour entier au Pays du Nazaréen.

 


Claire (dimanche 2/08/09 le soir, au couvent des bénédictines)

Terra Sancta, troisième jour.

Aujourd’hui, nous sommes vendredi, jour de la Passion et de la mort du Christ Notre Seigneur. Nous sommes à Jérusalem, n’y a-t-il pas meilleur endroit pour s’en souvenir ?

Ce matin, après le coutumier réveil muezzin, réveil chien, réveil Julie, puis les biens évidents prières et petit déjeuner, nous partons par une matinée encore fraîche pour le Cénacle. Celui-ci se situe de l’autre côté des murailles de la vieille ville. Après avoir trouvé où il se situait, ce qui ne fut pas une mince affaire, car comme dirait l’abbé, selon un vieux principe oriental : plus on est proche, plus on est loin !

Grâce à l’aide généreuse d’un passant, et à nos quelques rudiments d’anglais, celui-ci est enfin trouvé.

C’est une grande pièce lumineuse, claire, simple et belle, avec pour seuls ornements de belles colonnes aux chapiteaux très décorés. Tout est calme, le lieu est propice à un moment lumière… Nous nous dispersons donc dans le Cénacle, pour méditer. Méditer sur ce lieu du lavement des pieds, lieu de la Pentecôte, lieu de l’institution de la Sainte Eucharistie… Lieu de l’humilité et de l’Amour.

Ubi caritas et amor…

Nous nous rendons ensuite vers la Tour Antonia, la prison du Christ. C’est une petite pièce toute creusée dans la roche, froide, triste.

Puis la messe au lithostrotos, à la chapelle de l’Ecce Homo.

Après la messe nous partons pour déjeuner, dans une sorte d’amphithéâtre dans la vieille ville. Après le repas nous faisons une sieste, indispensable et réparatrice ! Puis, nous faisons un petit instant chant ! Ca fait un peu spectacle de rue ! Les touristes nous prennent en photo, les passants s’arrêtent un instant et écoutent, trois petits garçons s’approchent… Tout d’abord timidement, puis plus téméraires, ils viennent s’asseoir près de nous, cherchent à regarder les partitions imitent M. l’abbé qui dirige les chants !

Après nous partons pour la Via Dolorosa, pour le chemin de Croix. Jamais de chemin de Croix n’a été plus beau. Dans les pas mêmes du Christ, aux endroits même où il a souffert par Amour pour nous, pour réparer les péchés que nous commettons si souvent. Les passants sont soit indifférents, soit nous regardent bizarrement, la Via Dolorosa serpente dans les rues du souk. Il faut faire un effort de concentration et de piété, offrir pour l’Amour du Bon Dieu. Le Chemin de Croix se termine à la basilique du Saint Sépulcre. Celle-ci est pleine de touristes, mais, peu importe…

Le Golgotha… c’est là que Notre Seigneur est mort, s’est offert pour réparer nos fautes. Nous embrassons avec dévotion la pierre du sommet du Golgotha. Ici le sang du Christ a coulé.

Le tombeau du Christ… Ici le Christ a vaincu la mort, le péché, ici, Il est ressuscité ; Nous embrassons avec dévotion, la pierre où Il a été allongé, mort, la pierre ou le Suaire a été retrouvé vide ; Il est vivant ;

Si le Christ est ressuscité, alors tout devient possible ; tout est possible.

 


Clotilde (samedi 1/08/09 à 22h30, couvent des bénédictines)

Le samedi, tout sourit, c’est le jour de la Vierge Marie. Nous avons dormi jusqu’à 7h ! puis un topo de M. l’abbé, à la fraîche, nous a réconforté sur nos déceptions ou gênes rencontrées face aux lieux saints, particulièrement au Saint Sépulcre… nous rappelant que les vrais adorateur ne sont ni dans le temple, ni sur la montagne mais « en esprit et en vérité ». (Jn 4, 23)

Puis, avec l’espoir fervent de passer un après-midi de « shopping » dans les souks, nous partons joyeusement par un petit chemin escarpé qui descend du Mont des Oliviers, jusqu’à la petite grotte de Gethsémani, grotte dans laquelle le Christ béni enseignait, quand il fut chassé du temple. Endroit frais et recueilli, gardé par un franciscain nonchalant, comme on en voit à l’entrée de chaque sanctuaire catholique : bure noire tenue par une corde lâche, familiarité avec les lieux saints qui me surprend, moi qui ai l’impression de vivre quelque chose d’extraordinaire. La grotte de Gethsémani, encore empreinte des paroles du Christ d’amour, pierre humide, chaleur moite, roc à vif par endroit, là où la fresque d’un ciel étoilé s’est effritée. Conquis par la sainteté du lieu, nous y avons fait notre moment lumière, attentives à ce que le Christ et Seigneur nous disait, nous dit et nous dira par ses saints évangiles.

Sorties, poussées par les touristes, nous nous sommes enfoncées sous les entrailles de l’église du tombeau de la Vierge, tenue par l’église orthodoxe. Nous y avions déjà aperçu un office en passant : grande psalmodie à l’orientale, en slave bien résonnant sous ces voûtes, petites processions à l’encensoir, tiare pour le célébrant…

Ce sanctuaire débordant d’icônes, de dévotion, de guirlandes de lampes et de… russes (à la grande joie de Marie-Claire qui a réussi à placer trois mots : « Das Vi Dania ») est pourtant bien touchant ; on pénètre par une petite ouverture dans un petit édicule pluriséculaire de pierre sculptée et de marbre : le tombeau de la Sainte Vierge. Dans ces sanctuaires qui embaument le nard et l’encens, on assiste à toutes sortes de dévotions : les pèlerins baisent le sol, le touchent du front, les orthodoxes embrassent toutes le icônes exposées, les italiennes font brûler des cierges, les espagnoles étreignent les reliques et les japonais font tout à la fois mais ajoutent des photographies de chaque statue et objet de culte à leur collection et, comme cerise sur le gâteau, se font prendre en photographie devant la pièce de conviction par un de leur congénère.

Arrivés dans Jérusalem par la porte des Lions, nous sommes entrés par Providence dans la maison natale de la Vierge Marie. Eh oui ! cette journée lui était consacrée ! une maison troglodyte, à plusieurs étages superposés dans le roc. Nous avons pu vénérer l’endroit de sa naissance. Plus loin l’église Ste Anne est construite à l’ancienne place de la piscine de Béthséda, où le Christ a guéri un paralytique. Dans la basilique, une formidable acoustique, que chaque visiteur essaie de sa voix, a accueilli nos polyphonies avec tonnerre ! on ne s’entendait même plus !

Un pique-nique dans le jardin, où du bon saucisson français 100% pur cochon nous a graissé les doigts et agrémenté notre pitance faite de piteuses pitas. Un chat famélique s’est jeté avec avidité sur leurs dépouilles…

Après-midi harassante de parcours dans les souks à la découverte ou redécouverte de lieux toujours plus pittoresques. Nous rentrons en fin d’après-midi et comparons nos achats en nous félicitant mutuellement de nos prouesses marchandes. Ici tout est permis avec les marchands du temple.

Une sœur nous attend au couvent où elle nous présente sa spécialité qui fait maintenant vivre toute la maison et paie la scolarité d’une cinquantaine d’enfants.

Les icônes ne sont plus un mystère pour nous maintenant. La petite sœur m’a ravie par sa simplicité, son humilité, sa sagesse, son détachement et par le témoignage qu’elle nous rend, à nous, pauvres pèlerines : témoignage ardent d’une vie consacrée au Christ, vie de confiance et d’abandon, vie déjà teintée de la paix de l’au-delà. Merci ma sœur, nous sommes bien loin, mais vous par votre place intermédiaire sur le chemin de la vie, vous nous tirez vers notre unique Espoir en nous montrant qu’il est possible de vaincre toutes les étapes que vous avez franchies.

L’icône est une révélation de Dieu qui nous parle et Nous devons essayer de nous conformer toujours plus à son visage, à son âme. L’icône, c’est nous.

 


Geneviève (dimanche 2/08/09)

Aujourd’hui, dimanche 2 août, nous fêtons Noël… si ceci ne se justifie pas par la date, c’est qu’il l’est par le lieu. En effet nous allons, comme les mages, à Bethléem. Départ 7h tapantes (presque…) et marche jusqu’à la ville de David qui ne se situe qu’à une quinzaine de kilomètres.

Mais la route est longue et dure ! on connaît l’expression « monter à Jérusalem », nous avons plutôt pratiqué la montée de Jérusalem. Mais, en guise de récompense, nous sommes attendues, à la sortie des faubourgs de la ville sainte, par un paysage qui nous permet de saisir ce qu’était la Palestine au temps de Notre Seigneur.

Après avoir abondamment transpiré et franchi le contrôle qui permet l’entrée dans le territoire palestinien, nous pénétrons enfin dans la ville de la Nativité. Et comme il est déjà 11h, nous nous arrêtons à la maison de Joseph pour notre moment lumière suivi du déjeuner. L’accueil est chaleureux et le personnel de la maison d’accueil des pèlerins pousse la gentillesse jusqu’à découper notre pastèque et nous l’apporter sur un plat.

Il est midi et dans toute la ville, on entend sonner les cloches de l’angélus, … sauf ici. Après avoir demandé l’autorisation nous nous suspendons aux chaînes des cloches qui se mettent à sonner à la volée !

Vers 13h, nous poursuivons notre route jusqu’à la basilique de la Nativité, édifice remarquable et ancien, que les explications conjointes d’un guide et de l’abbé nous font mieux admirer. Cette église, dont certaines parties remontant au IVème siècle, et les autres au VIème, a été construite sur la grotte de la Nativité. Visite de la crèche, shopping, répétition de chants et messe dans une des grottes où vécu saint Jérôme quand il écrivait la Vulgate… messe de Noël évidemment.

Puis, nous retournons à Jérusalem avec, en sus, une pause topo dans un square de la banlieue. Nous rentrons par des bidonvilles qui nous rappellent que même en Terre Sainte tout n’est pas parfait. Ainsi s’achève notre fête de Noël.

 

Sophie (lundi 3/08/09)

« Nous sommes partis de bon matin avant le jour… »

Lever 4h30… départ 5h, en forme et de bonne humeur ! nous montons tous dans le sherut en direction de Nazareth. Nous avons profité du voyage pour dormir…

Arrivée à 7h à Nazareth. Le sherut nous dépose devant la basilique de l’Annonciation. Avant la visite, un petit topo récapitulatif sur Nazareth : lieu du commencement de notre salut, c’est la patrie du Christ, tout commence avec le « Fiat » de Marie.

Après une explication sur l’architecture moderne de la basilique, nous y entrons pour nous recueillir auprès de la grotte de l’Annonciation.

Suite à cela nous nous dirigeons à tâtons vers le monastère des clarisses chez qui bienheureux Charles de Foucauld était jardinier pendant trois ans. La mère supérieure nous a fait un témoignage vivant et poignant du passage de celui-ci (elle a connu des contemporains du bienheureux).

Après quelques difficultés horaires, nous avons eu la messe en plein air face à Nazareth ! puis nous avons eu accès aux souvenirs conservés du bienheureux par les sœurs (sandales, citations, cordons, chapeau, crucifix).

Après une sieste (bien méritée…) nous reprenons notre route vers le sanctuaire de saint Joseph, qui est construite sur la maison de la Sainte Famille ! magnifique église des pères franciscains, qui portaient dévotion au bienheureux père nourricier ! une statue monumentale et splendide où Jésus nous dit : « Ite ad Joseph »… (allez à Joseph)

Avant de repartir sur les traces de Notre Seigneur, nous avons eu un topo sur la musique sacrée… ce topo a éveillé beaucoup de questions et a rappelé ce que nous demande notre mère, la Sainte Eglise ! La musique, le chant sont présents pour louer Dieu et donner la joie !

Après une heure d’attente pour prendre le bus en direction de Tibériade, nous nous voyons refuser l’accès aux transports car pas de shekels mais que des euros ! donc après un échange de monnaie, une deuxième longue attente pendant laquelle le tarot, le chant vont bon train, nous prenons le second bus en direction de Tibériade.

Dans cette ville nous avons eu l’occasion de manger typique : kebab !!

Nous longeons le lac et nous installons sur une plage ; face au coucher de soleil, nous nous recueillons avant un repas bien mérité !


Marie-Claire (mardi 4/08/09)

5h20 : des guides perdent la tête et décident de se baigner dans le lac de Tibériade. Certaines iront même se baigner toutes habillées

6h00 : lever des guides encore saines d’esprit.

Lever du soleil. Vue magnifique qui rappelle étrangement le début du « Roi Lion »

6h15 : PPDM sous une chaleur atroce et une odeur de « Coco Chanel poubelle n°7 », les guides petit déjeunent en écoutant attentivement le topo de M. l’abbé sur Capharnaüm.

7h00 : départ de la troupe. Au bout de cinq minutes on a soif, très soif, trop soif.

Après des heures et des heures et des heures et des heures de marche, tragique accident des figues : certaines guides sont piquées par des figues de Barbarie (douleurs atroces qui dureront quelques jours).

Toujours sous une chaleur étouffante, nous nous perdons dans une plantation de bananiers. Résultat des courses, nous prenons le bus qui nous amène à Tabgah.

11h00 : Mont des Béatitudes (nous y sommes allés en marchant, évidemment, et toujours sous une chaleur insupportable). Là-haut, une très belle vue s’offre à nous.

Monsieur l’abbé célèbre la messe dans la basilique. Ensuite nous déjeunons (merci pour la générosité d’un monsieur qui nous a donné 10 pitas).

Faute de temps, et fatigués, nous ne pouvons aller à Capharnaüm.

Après le Mont des Béatitudes, nous visitons l’église de la Primauté de St Pierre.

21h00 : retour au bivouac en sueur, exténués mais heureux, malgré les embouteillages.


Tiphaine (mercredi/08/09)

Lever à 6h, comme (presque) tous les jours… Après la prière du matin et le petit déjeuner, nous descendons toutes ensemble (l’abbé nous ayant précédé), pour la dernière fois du Mont des Oliviers vers Jérusalem.

 

Ce matin, nous avons la chance extraordinaire d’assister à la messe au Saint Sépulcre ! Et pas n’importe où : sur l’autel juste à droite du Calvaire ! Un franciscain fournit à l’abbé Garnier ornements et objets liturgiques nécessaires et nous donne 1/2h pour notre messe basse.

Que de grâces ! Une messe sur le lieu même de la Crucifixion... renouvellement du Saint Sacrifice de la Croix… C’est à cet endroit précis que le Salut du genre humain s’est opéré…Ici, Notre Seigneur versa tout son Sang pour sauver nos âmes… Cette messe a certainement été une des plus grandes grâces de tout notre pèlerinage.

Après un temps précieux d’action de grâce et de vénération du Saint lieu, l’abbé nous emmène faire un tour du sanctuaire.

 

Le Saint Sépulcre

abrite principalement le Golgotha, la pierre de l’Onction et le tombeau du Christ.

La pierre de l’Onction : le corps de Notre Seigneur y fut étendu pour être rapidement embaumé avant d’être déposé au sépulcre.

La chapelle d’Adam (sous le Calvaire) : une tradition affirme qu’Adam serait enterré à cet endroit…

La chapelle de la colonne des Impropères, où l’on vénère le tronçon de colonne sur lequel Notre Seigneur fût assis par les soldats qui le couronnèrent d’épine.

La chapelle Ste Hélène, prolongée par une autre chapelle où fut retrouvée la Croix.

La chapelle du partage des vêtements.

La chapelle de St Longin, le soldat qui perça le côté de Notre Seigneur, se convertit et mourut martyr.

La chapelle de la prison, où on vénère l’emprisonnement du Christ.

L’autel Ste Marie-Madeleine et la chapelle de l’Apparition, lieu où le Christ apparut à Ste Marie-Madeleine après la Résurrection. (au-delà : couvent franciscain)

Le Chœur des Grecs, au centre de l’édifice.

 

Nous sortons du sanctuaire à 9h30, et il fait déjà bien chaud ! Départ pour Aïn Karim, village de Zacharie et Elisabeth et, donc, lieu de la Visitation de Notre Dame à sa cousine. Sortis de la vieille ville, nous traversons donc la Jérusalem nouvelle en direction de l’ouest… Nous aidons à pousser une voiture qui n’arrivait plus à démarrer, avec cet élan, le conducteur poursuit tranquillement sa route sans moteur dans la descente ! ..A midi, nous voici arrivés dans le petit village d’une contrée vallonnée..

 

Après une halte (bien humide pour certains) à la fontaine, dite « fontaine de la Vierge », nous montons directement à l’église de la Visitation, où nous déjeunons devant les portes closes.

En attendant l’ouverture, l’abbé finit son topo sur la musique sacrée.

 

Enfin, nous visitons le sanctuaire :

Dans la cour, le Magnificat est inscrit dans des dizaines de langues.

- l’église inférieure : une maisonnette voûtée, décorée de 3 fresques ( sacrifice de Zacharie, Visitation, et fuite d’Elisabeth et Jean pendant le massacre des Innoncents) avec sur la droite, une grotte avec un puits, lieu où Ste Elisabeth et St Jean-Baptiste vécurent cachés pendant la persécution d’Hérode.

- l’église supérieure : magnifique ! reconstruite récemment, dédiée à la Ste Vierge, toute ornée du sol à la charpente !

 

Nous profitons du lieu pour faire notre moment lumière…

 

A 15h45, nous nous rendons sur l’autre versant, au couvent des sœurs de Notre-Dame de Sion où se trouve la tombe d’Alphonse Ratisbonne.

 

Puis nous allons au cœur du village, à l’église St Jean-Baptiste. En chemin, un gros cactus garni de figues de barbarie et de milliers d’épines si engageantes se présente à nous, et certains sont assez fous pour s’y arrêter (comme si l’expérience de Galilée n’avait pas été suffisante !)

 

16h25, nous voici à l’église St Jean-Baptiste, construite sur l’emplacement de la maison de Zacharie et Elisabeth. C’est en ce lieu qu’ont résonné le chant du Magnificat et du Benedictus.

Dans la crypte se trouve une inscription saluant les moines martyrs des Perses au 6e siècle. L’église, magnifiquement décorée, abrite dans sa chapelle de gauche, le lieu de la naissance du Précurseur.

 

A 16h45, nous prenons le bus pour Jérusalem, qui nous dépose au Mont Scopus, au nord du Mont des Oliviers. Nous poursuivons donc la route à pied… En haut du mont, nous pouvons voir le désert de Jéricho s’étendant vers l’est à perte de vue… Claire et Marie-Claire ne peuvent pas s’empêcher d’aller voir de près les chèvres du troupeau, quelques mètres plus bas.. et Julie d’aller cueillir du thym… Enfin nous arrivons « chez nous » à 18h45.

 

Après le dîner, chacune revêt son uniforme et, étendard déployé, nous descendons jusqu’à la Dormition au pied du Mont. Ce soir, plusieurs d’entre nous ont demandé à recevoir leur flot : Marie-Claire son flot jaune, Noémie et Blandine leur flot vert. Après quelques photos sur fond de Jérusalem nocturne, nous pouvons enfin nous coucher…pour notre dernière nuit en Terre Sainte !

 

 

 

 

 

Claire (jeudi 6/08/09)

Lever, comme d’habitude, à 6h15. Petit déjeuner joyeux… Mais, ce matin, il y a quelque chose d’autre, ce matin, c’est le dernier matin en Terre Sainte. J’ai envie de profiter de chaque instant, de chaque regard posé sur Jérusalem, de chaque action faite sur la Terre du Christ.

Une partie des GA partent pour la ville, pour quelques dernières courses. Les autres, dont moi, restons au monastère, pour commencer de tout laver et ranger, de terminer la BA. Je m’installe à une table et poursuis le cahier de route (le vendredi que je n’avais pas encore terminé), ensuite je fais un mot de remerciement sur le livre d’or des sœurs.

Vers 10 heures, nous nous retrouvons toutes au parloir des sœurs, avec M. l’abbé, pour aller chaleureusement remercier les bénédictines pour leur accueil. Nous discutons pendant un moment avec la supérieure ; elle nous parle de ce pays où elle vit, de la situation des chrétiens qui y vivent, elle nous demande de prier pour eux, et nous explique toute la joie qu’il y a pour eux de voir que beaucoup de chrétiens viennent ici en pèlerinage.

Ensuite pour la remercier, nous lui faisons entendre quelques chants de notre répertoire, issu des nombreuses répétitions durant ce « pélé »… Après, le Christus Vincit, et le O Salutaris, elle réclame le Panis Angelicus… Nous leur devons bien ça !! Ce monastère aura été un havre de paix, où il faisait bon rentrer le soir après la fatigue de la journée. Nous n’oublierons jamais les bénédictines du Mont des Oliviers, et nous prierons souvent pour elles…

Le déjeuner est pris dans la hâte, car il ne reste plus beaucoup de temps avant que le sherut ne vienne nous chercher pour l’aéroport.

Mohamad, le conducteur, est venu nous chercher peu après midi ; il est sympathique, joyeux, et discute pendant tout le trajet avec M. l’abbé, en anglais, évidement !!! A travers la fenêtre, je balaye du regard ce paysage que je me promets de revoir un jour, et que, en attendant, je ne veux pas oublier…

Peu avant d’arriver à l’aéroport, nous sommes arrêtés à un contrôle. Un homme armé discute avec Mohamad, fait descendre M. l’abbé de la voiture, regarde ce que nous transportons… Si seulement il pouvait y avoir un problème, et que nous ne puissions pas partir !! Mais non ! Nous sommes arrivés à l’aéroport, nous nous chargeons de nos sacs, faisons de grand signe de la main à notre chauffeur, un dernier adieu à la Terre Sainte… Je crois que pendant un instant, j’ai très sérieusement pensé courir après le sherut, le supplier de me ramener à Jérusalem…

Dans le grand hall de l’aéroport, nous sommes dirigés vers un couloir pour les contrôles. Une dame vient me chercher, je suis emmenée un peu à l’écart ainsi que M. l’abbé, pour me faire interroger… Cet interrogatoire m’a plutôt amusée !! J’ai du expliquer, en anglais et à une personne qui n’en soupçonnait même pas l’existence, ce qu’est le scoutisme, lui refaire tout notre programme de pèlerinage, comment nous nous étions déplacés, les gens que nous avions rencontrés, si nous nous connaissions avant de venir ici… etc…

Ensuite, les sacs sont inspectés de fond en comble, et une dame nous pose en anglais, une question du style « est ce que quelqu’un que vous ne connaissez pas, vous a donné quelque chose ? », je n’ai pas pu m’empêcher de rire (discrètement) ; elle nous explique alors qu’on aurait pu nous donner une bombe… oui, oui !!

Après encore quelques petits aléas, nous voilà embarqués pour quatre heures de vol qui nous ramèneront sur le sol européen, quatre heures de vol où nous avons plus ou moins rempli l’avion de nos rires !!

Dès l’arrivée à Prague, bien conscients qu’il va nous falloir rester seize heures dans cette ville, nous nous précipitons vers la sortie de l’aéroport et les bus pouvant rejoindre le centre ville. Après un bref séjour dans les bus et métro de la ville, nous découvrons enfin Prague !! C’est une ville vraiment magnifique, qui nous change beaucoup de Jérusalem, mais… oui, magnifique !

Nous nous promenons à travers les rues, sur le pont nous regardons des musiciens jouer du violon…

La nuit est tombée. Nous sommes encore dans les rues de la ville, à visiter les endroits les plus improbables… Malheureusement, toutes les églises sont fermées, surtout celle de l’Enfant Jésus où nous aurions tant aimé aller nous recueillir.

Après un petit dessert au Mc Do le plus proche, une boisson chaude dans un café, nous reprenons le bus pour l’aéroport. Pendant tout le trajet, nous chantons, des chants calmes, doux, et tristes, comme la mélancolie qui commence à s’installer au fond de moi. A la sortie du bus, un monsieur interpelle M. l’abbé, nos chants l’ont ému…

Nous partons chacun de notre coté, dans le hall, dans l’espoir de trouver un endroit pour nous reposer quelques heures. Je n’ai pas envie de dormir, trop de choses se bousculent dans ma tête. J’erre à travers les salles d’embarquement. Sur le sol, il y a un immense planisphère, mon regard se pose à l’endroit de la Terre Sainte. Je pleure.

Finalement, vaincue par la fatigue, je m’endors sous un escalier.

 

 

 

 

Claire (vendredi/08/09)

A 5 heures du matin, nous sommes déjà toutes levées car l’aéroport grouille de monde. Nous discutons toutes ensembles pendant quelque temps avant d’aller chercher M. l’abbé pour un solide petit déjeuner.

Après celui-ci, nous faisons une rapide toilette. Puis nous faisons le quiz préparé par M. l’abbé sur tout ce que nous avons vu pendant ces 10 jours. L’équipe pilote est contre l’équipe inter- maîtrise, les questions se succèdent : intéressante, historique, religieuse, sérieuse… d’autres, beaucoup moins ; d’ailleurs, savez vous comment on dit M. L’abbé en arabe ? Mais, nous ne savons toujours pas qui gagna cet épique affrontement, suspense…

Puis, vient un moment tant attendu : le « topo » sur la coquetterie !! Je rassure tout le monde celui-ci fut des plus sérieux, à part une phrase, restée célèbre… « Tuez la blonde qui est en vous ! »! En résumé, il ne faut pas hésiter à être élégante, mais toujours modestement, sans jamais oublier que le vêtement reflète ce que nous sommes, et notamment notre état de vie. Elégant et modeste, ou… chic et sobre !!

Il est près de 10 heures, après les différentes vérifications auxquelles nous sommes désormais habitués, nous voilà tous de nouveau dans l’avion, et cette fois, retour sur le sol français…

Après quelques parties hilarantes de « M. dit à Mme », je succombe au sommeil en songeant encore une fois aux merveilleux endroits que je viens de quitter, et en me disant que même Omar le muezzin va me manquer…

Dans un demi sommeil, je sens l’avion atterrir, et quelques chuchotements, auxquels je ne fais pas attention, à coté de moi. Puis… un grand cri… Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah !! Je crie, réveillée en sursaut, pour voir neuf visages rieurs penchés au dessus de moi !! Merci M. l’abbé pour cette excellente idée (=> ironie…) !

Ça y est, nous sommes à Strasbourg, devant l’aéroport à attendre que la maman de Julie vienne nous chercher. Mon cœur balance entre une joie infinie, une gratitude sans fin pour les dix derniers jours que nous venons de vivre, et une mélancolie, une lassitude extrême, parce que nous sommes rentrés. A cet instant, je suis prête à dire que j’aurais pu marcher jusqu’à la fin de mes jours, simplement, heureusement, sur les routes de Terre Sainte, en compagnie de vous toutes, mes chères sœurs guides, sans oublier M. l’abbé ! J’ai les yeux, le cœur et l’âme remplis de tout ce que nous venons de vivre. Dieu n’est nul part aussi proche que sur cette Terre qu’Il a foulée de ses divins pas. Alors que les larmes me montent aux yeux, je me rappelle une phrase dont je ne sais plus l’auteur « le plus beau, ce n’est pas d’être arrivé, c’est de repartir ». Comme nous le disait la supérieur des bénédictines du Mont des Oliviers, c’est à notre retour en France que commence vraiment le pèlerinage, c’est là, qu’il va nous falloir vivre tous les jours, des grâces reçues en surabondance là-bas. Là-bas… Mon Dieu, je Vous aime !!

Clotilde (le 28/07/09 à 17h15 dans la voiture)
Par Europa-Scouts
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Jeudi 19 novembre 2009
Voici en image la route d'été 2009 des Guides Aînées de la II ème Nancy!!!!   A vous coupez le souffle!!!
Par Europa-Scouts
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Dimanche 8 novembre 2009
A Clery, pour la 5ème édition de ce pélerinage, les aînés se sont consacrés à Notre-Dame.

Texte de consécration

Comme le Père vous a choisie, ô Marie
pour être son enfant immaculé,
l'épouse de Joseph
et la Mère de son Fils bien-aimé et de toute l'Église,
dans une communion plénière à l'Esprit Saint,
nous vous choisissons aujourd'hui
comme Mère et Reine
de tout nos Clans, de tout nos Feux,

de notre Communauté RS,

de toute la branche aînée des Europa-Scouts et Scouts Saint-Louis,
et nous vous consacrons
notre âme et notre corps,
toutes nos activités routes,
et tout ce qui nous appartient, sans exception
.
Exercez sur chacun de nous
votre miséricorde la plus maternelle.
Apprenez-nous à Etre Toujours Prêt à Servir de Notre Mieux

A aimer toujours plus Jésus et le Père dans le Saint Esprit.

Aidez nous à voir la Route comme une voie de sanctification

menant au Christ qui nous attend au bout du Chemin.

Apprenez nous à rechercher l’esprit de pauvreté et d’abandon à la Divine Providence.

Et qu’en Route vers le Ciel nous consentions au don de nous-mêmes à tous nos frères, en servant les autres, sans plus nous appartenir.
O Marie, donnez-nous
d'accomplir chaque jour
la volonté du Père,
pour que tous les routiers et guides ainées des Europa-Scouts et Scouts Saint-Louis,
témoignent au milieu du monde
de l'amour de Jésus victorieux du mal.

 

 

Ainsi soit-il

(d’après une prière du Père Marie-Dominique PHILIPPE)

 


Par Véronique
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Samedi 7 novembre 2009

Ce week end à Clery, Franck Jover, Commissaire
National Route, a été investi,
au terme du pélerinage annuel de la branche aînée.
Restons unis dans la prière pour que
tous nos chefs soient fidèles,
soient des têtes pour en entrainer d'autres.

Notre Dame des Eclaireurs, p
riez pour nous !
Notre Dame de la Route, guidez nous !


Par Véronique
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Jeudi 5 novembre 2009

Vendée 2009

 

Cette année, la 4e Versailles a planté sa tente en Vendée au Chatenay pour un camp de  deux semaines (du 10 au 25 juillet).

A  travers de multiples activités,  nous avons fait connaissance avec les légendes des chevaliers de  la table ronde.  Nous avons en effet campé non loin des forêts de Brocéliande et de Mervent qui  auraient été le théâtre de nombreux évènements aussi étranges qu’incertains… Ils ont nourri la soif d’aventures de quatre patrouilles.

En deux semaines, nous avons fait connaissance avec l’épopée de Merlin que nous nous sommes conté  le soir autour du feu ; ainsi qu’avec notre province d’accueil : la Vendée…

Afin de nous changer les idées après l’explo, les cheftaines ont organisé une extraordinaire journée surprise pour nous emmener au Puy du Fou. Le soir, nous avons pique-niqué sur place pour aller en suite à  la Cinéscénie. Cette journée sera pour nous un magnifique souvenir.

 Durant les olympiades  l’esprit d’équipe et la rapidité furent très utile afin de déjouer les pièges tendus par la maléfique madame Mime. Lors du grand jeu, les preux chevaliers Gauvain et Perceval  firent sus aux gnomes de la fée Morgane afin de récupérer la formule qui sauverait la fée Viviane.  A quelques jours de cela, nos pas nous menèrent sur la route pour un pèlerinage à travers  plusieurs églises et  chapelles datant des guerres de religions et des guerres de Vendée.

Nous avons eu la chance d’avoir notre aumônier, l’abbé Le Roux, parmi nous la moitié du camp.  Il fut sans cesse présent et disponible. Nous eûmes la messe tous les jours et nous pûmes nous confesser. Nombre d’entre nous passèrent leurs épreuves de piste blanche… La présence du père fut pour nous une véritable grâce et bénédiction.   

Ce fut un camp  plein d’aventures et de rêves, un camp qui nous fit toutes grandir. Nous sommes reparties chez nous prêtes à servir car « le devoir de la guide commence à la maison », en attendant la nouvelle année scoute.

Elisabeth Gourlin, reporter de l’Hermine 

 


Par Véronique
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